 Les commissions La diversité et létendue des tâches et questions politiques exigent une répartition du travail. Au début de chaque législature, le Landtag met en place des commissions spécialisées.
L"arme" la plus efficace du contrôle parlementaire est le droit de constituer une commission dinvestigation qui a pour tâche denquêter sur des questions pratiques dont léclaircissement est dintérêt public. Ces commissions peuvent, tout comme le tribunal dans une procédure pénale, établir des preuves, en particulier par laudition de témoins. Elles se réunissent toujours en session publique. La commission dinvestigation doit intervenir sur la demande dun cinquième des membres du Landtag. Ainsi, même une minorité parlementaire peut-elle obtenir du Landtag lusage de ce moyen de contrôle.
Le Landtag peut également exiger laudition du ministre-président ou de tout autre ministre qui devra alors se justifier devant le Landtag même ou devant une de ses commissions. Le Landtag a le droit de désapprouver leur politique et même de leur retirer sa confiance : le ministre-président ou le ministre concerné doit alors démissionner.
Pour la préparation de décisions importantes, le Landtag peut mettre en place des commissions appelées commissions denquête (Enquête-Kommissionen) auxquelles peuvent appartenir des non-parlementaires.
Le Comité des doyens (Ältestenrat)
Le Comité des doyens est un organe central de coordination et de direction qui apporte son soutien au président du Landtag dans lexercice de sa fonction. Il est composé du président, des vice-présidents ainsi que de 11 membres du Landtag expérimentés appartenant aux groupes parlementaires, répartis selon le système de Hondt. Toutefois chaque groupe parlementaire est représenté par un membre au moins. Les groupes parlementaires transmettent par écrit au président les noms de leurs membres au Comité des doyens.
Le président invite les membres du Comité des doyens aux réunions et dirige les débats dont le contenu doit être gardé sous silence. Le Comité des doyens est appelé à sièger si trois de ses membres au moins lexigent, en indiquant le motif du recours.
Le Comité des doyens assure la communication entre les groupes parlementaires, par exemple au sujet du plan de travail du Landtag et des sièges à pourvoir pour les présidents de commissions et leurs remplaçants.
La commission des requêtes - le médiateur (Bürgerbeauftragter)
La Loi fondamentale ainsi que la Constitution du Land de Rhénanie-Palatinat confèrent à chaque citoyen le droit de sadresser aux représentants du peuple pour formuler par écrit des requêtes et des plaintes.
Le Landtag convoque la commission des requêtes (Petitionsausschuss) qui traite celles-ci et prend les décisions relatives aux demandes reçues. La commission des requêtes est soutenue par un médiateur (Bürgerbeauftragter). La Rhénanie-Palatinat est, depuis 1974, dotée dun tel médiateur, chargé daider le citoyen dans ses rapports avec les autorités. Lactivité première du médiateur consiste à trouver une solution acceptable par les organismes concernés. Si la médiation échoue, il revient à la commission des requêtes (Petitionsausschuss) de trancher; cest alors le médiateur qui propose une solution possible au règlement de laffaire.
Le médiateur dispose de pouvoirs étendus. Dans le cadre des compétences de la commission des requêtes, il peut, en tant que mandataire permanent de celle-ci, exiger des informations, la consultation de documents et laccès à ceux-ci. Les citoyens peuvent sadresser directement au médiateur, soit par écrit ou oralement lors de ses heures de consultation.
A travers linstitution du médiateur, les citoyens ont gagné un appui considérable face aux autorités. Dans les deux tiers des cas, les problèmes ont pu être entièrement ou partiellement résolus.
Le délégué à la protection des données informatiques (Landesbeauftragter für den Datenschutz)
Lutilisation croissante du traitement informatique présente des avantages, mais peut aussi mettre en danger la liberté et les droits des citoyens. Le Landtag de Rhénanie-Palatinat fut lun des premiers à adopter une législation destinée à la protection des données informatiques. Dès 1974, il mit dabord en place un comité pour la protection des données informatiques, puis créa, en 1978, une commission pour la protection des données. En 1991, un délégué à la protection des données informatiques fut institué. Ce dernier est chargé de contrôler le respect des réglementations en la matière, il informe les autorités compétentes en cas de violation des textes en vigueur et peut aussi soumettre des propositions en vue daméliorer le système de protection des données. Nommé pour huit ans, le délégué est assisté dans lexercice de ses fonctions par une commission composée de cinq députés et dun fonctionnaire du gouvernement. |